Dès son plus jeune âge, il a travaillé après l’école avec son père boulanger. Après des études supérieures en biologie, il revient dans sa ville natale et travaille dans l’entreprise familiale, en s’occupant plus particulièrement de l’activité pâtisserie et viennoiserie.
« Ce métier, je l’ai dans le sang » ajoute-t-il pour expliquer ce retour aux sources. Très impliqué dans son activité, il est également membre de l’assemblée générale de la chambre de l’artisanat et des métiers de sa ville, Mostaganem.
Mon sentiment d’appartenance à la famille des boulangers est fort, ce qui renforce mon plaisir de participer à un tel évènement.
Grâce à un travail acharné, il privilégie dans sa boulangerie la qualité à la quantité et jouit aujourd’hui d’une excellente réputation auprès de ses clients.
Retenu par le jury pour la meilleure note obtenue en viennoiserie lors des dernières qualifications pour la Coupe Louis Lesaffre en 2007, il s’est entraîné très longuement pour les Masters de la Boulangerie.
L’une des difficultés des Masters de la Boulangerie réside dans la différence qualitative des matières premières par rapport à celles qu’il trouve en Algérie. La farine par exemple est très différente, ce qui a justifié de devoir ajuster au dernier moment ses recettes. Habitué à travailler ses viennoiseries à la margarine, il a eu ici du beurre à sa disposition.
"Ma plus grande motivation reste avant tout de participer et d’échanger, avant de gagner"
Une anecdote : soucieux de ne pas trop se charger pour voyager, Abdelkader avait prévu d’acheter certains ingrédients sur place. Heureusement qu’il a eu le réflexe de goûter la fleur d’oranger achetée ici, bien plus concentrée que celle qu’il a l’habitude d’utiliser en Algérie. Il a donc réduit de moitié la dose à incorporer. Sans cette heureuse initiative, sa viennoiserie aura eu un goût amer bien trop prononcé qui n’aurait sûrement pas été appréciée du jury !



